Les résultats clés

L’occupation des sols en 2020

En 2020, l’occupation des sols de la Guinée se caractérise par la dominance des formations de savanes et de forêts claires qui couvrent plus 70% du territoire.

Les surfaces agricoles correspondent à différents systèmes de cultures dont principalement : les cultures pluviales d’abattis-brûlis sur les interfluves, les cultures de bas-fonds et la riziculture inondée en plaines côtières. Ces surfaces de cultures vivrières ne représentent qu’environ 4 millions d’hectares soit 17% de la surface du pays. Les cultures pérennes : café, cacao, palmiers à huile, hévéa représentent 5% du territoire.

Les changements d’occupation entre 2005 et 2020

D’une manière générale les principaux changements d’occupation des sols se traduisent par une perte importante des formations arborées et arbustives : en 15 ans les forêts dense sont perdues 3% de leurs surfaces et les savanes 5%

Ce recul des formations naturelles est dû à une importante expansion urbaine ; un doublement des surfaces minières qui sont passées de 100 000 ha en 2005 à plus de 25000 ha en 2020 et de l’expansion agricole.

Cette dernière avoisine 1 Million d’ha entre 2005 et 2020. Elle aurait tendance à augmenter dans deux régions naturelles, la Haute Guinée et la Guinée Forestière, alors qu’elle aurait tendance à ralentir dans les deux autres régions naturelles, la Guinée Maritime et la Moyenne Guinée. Les surfaces agricoles se sont étendues d’environ 20% en 15 ans avec une nette accélération ces 5 dernières années. 

Les zones humides intérieures et autres bas-fonds naturels et semi-naturels voient leurs surfaces se réduire de 18% en 15 ans, probablement à cause des extensions agricoles. Enfin les mangroves subissent également une pression mais qui semble faiblir ces 5 dernières années.

La zonage agro-écologique des terres

La surface globale des terres potentiellement aptes à l’agriculture en Guinée s’élève en 2020 à environ 15 millions d’hectares (dont 9 millions avec des aptitudes moyennes à fortes), soit 62 % du territoire national. 5.3 millions d’hectares sont déjà cultivés selon des degrés d’intensité culturale très divers. En plus des zones actuellement cultivées, près de 10 millions d’hectares seraient donc aptes à une production agricole, en l’absence de tout autre usage.

La vocation agricole des terres

Compte tenu des usages non agricoles actuels des terres : espaces miniers, zones urbaines, aires protégées (parcs nationaux et forêts classées), 13.6 millions d’hectares auraient une vocation agricole en 2020 (dont 8 millions avec des aptitudes moyennes à bonnes), soit 55% du territoire national. 5.3 millions d’hectares sont déjà cultivés. Ainsi la Guinée dispose d’un potentiel supplémentaire de terres à vocation agricole d’environ 8 millions d’hectares.

La région naturelle de la Haute Guinée représente à elle seule quasiment la moitié du potentiel agricole disponible de la République de la Guinée. Les régions de la Moyenne Guinée et de la Guinée Forestière disposent respectivement de 20% et la Guinée Maritime environ 10%.